Ah, les gens qui ne connaissent ni l’hiver, ni la campagne, quel phénomène! Et je ne parle pas ici d’hiver sibérien ou de campagne profonde, mais bien du tempéré hiver polonais (accumulation de neige moyenne d’un centimètre et températures oscillants autours de -5 degrés) et du type de campagne qui ressemble plutôt aux rangs de cabanes à sucre à la limite de Saint-Eustache et de Mirabel.
Attention, je ne cherche pas ici à ridiculiser qui que se soit par leurs réactions. Nous sommes tous touristes hors de notre pays et j’ai certainement été également coupable de ce genre de comportement face à des choses qui m’étaient exotiques alors qu’elles étaient banales pour d’autres. Permettez-moi tout de même ce petit moment d’amusement par rapport aux débordements de plusieurs à l’occasion des randonnées de traîneaux à chevaux organisées samedi dernier.
Une fois sur place, j’ai rapidement pris conscience de ce qui m’attendait : une randonnée de traîneau de cabane à sucre, avec comme boni un joueur d’accordéon et un animateur déguisé un peu cinglé. Bah, amusant quand même!
Cependant, pour les gens de pays sans neige, ou sans cabane à sucre, ou pour les citadins, l’activité fut la source d’émerveillements continus. D’abord, les chevaux. Tous en avait déjà vu mais il y avait quand même une ou deux personnes qui n’en avaient jamais côtoyés de proche. Rires pour la plupart, cris pour la greluche qui avait très peur des chevaux mais qui s’est inscrite quand même…
Ensuite, la balade. Il faut dire que l’animateur et le joueur d’accordéon faisaient bien leur boulot d’animer le petit groupe même s’ils ne parlaient pas un traître mot d’anglais. Le cortège de traineaux fut arrêter régulièrement pour donner la chance inoubliable aux gens de se faire asseoir sur un des chevaux de traits et de se faire prendre en photo. Vous comprendrez pourquoi j’ai décliné cette offre irrésistible si je vous dis avoir fait de l’équitation pendant quelque temps. Juste s’asseoir sur la bête pendant une minute, sans qu’elle ne puisse bouger ou avancer ou quoi que se soit…bof.
Chemin faisant, nous avons croisé un ancien bunker construit par les Allemands et nous avons pu visiter les deux salles encore intactes. En gros : il y fait noir de noir et il faut faire attention de lever les pieds bien haut. S’imaginant les combats de l’époque, il est facile de se sentir en sécurité à l’intérieur de ce petit endroit profond aux cloisons épaisses et claustrophobes.
Passer quatre heures au froid puis retourner au chaud, le ventre plein? Le sommeil était inéluctable. L’autobus est devenu rapidement très silencieux!
No comments:
Post a Comment