Wednesday, March 23, 2011

Week-end à Poznàn: dimanche

Constatation du dimanche qui aurait due être prévisible : rien n’ouvre avant 11h, excepté un café qui ouvrait à…10h. La Pologne n’a définitivement pas adopté le culte du restaurant à déjeuner et du brunch du dimanche. Nous avons donc déambulé toute la matinée sans trop savoir où on allait et sur quoi on tomberait.

D’abord, nous avons traversé le peu de terrain accessible d’un petit château. Se sera très joli au printemps si les déchets souillant le peu d’eau dans les dépressions de terrain sont nettoyés.

De l’autre côté de la petite rivière un peu asséchée, nous avons trouvé la cathédrale principale de Poznàn. Comme c’était dimanche et près de 10h, la messe se préparait et nous ne pouvions pas visiter. Au final ce n’était pas bien grave, les environs étaient pittoresques et agréables à marcher.

Une fois 11h finalement arrivé, nous avons pu continuer notre marche tout en entrant dans les magasins cette fois-ci. Une pause crème glacée s’est imposée après dîner. La journée était chaude et ensoleillée et je suis tombée sur un sundae fait avec de la crème glacée molle pour la première fois depuis mon arrivée (le McFlurry ne compte pas…)! Il y a de la crème glacée pas mal partout, mais essentiellement de la dure. Sundae…! Suji s’est bien payée ma tête.

Une fois que nous étions réellement rassasié des rues, des bâtiments et des boutiques à bebelles de la vieille ville, nous sommes parties pour notre dernière destination planifiée de la journée : Palmiarnia. C’est exactement comme le Jardin Botanique de Montréal : un réseau de serres représentant chacune un écosystème différent. C’était joli et relaxant, mais il n’y avait pas beaucoup de fleurs en ce temps-ci de l’année (disons trois ou quatre) et encore moins de papillons dans leur petite exposition vivante, pas plus de dix. Après Papillons en Liberté, c’était plutôt décevant!

Il n’y a pas eu d’expériences culinaires fantastiques dimanche, alors pas de photos de gâteaux, milles excuses. Nous avons repris le train direction Varsovie après Palmiarnia et une dernière petite marche. C’est alors qu’on a découvert un très, très gros problème du système ferroviaire polonais : l’overbooking de la 2e classe des trains qui ne sont pas des express (en fait peut-être les express aussi; maman, Gaële, Carole, nous allons vite le découvrir à notre départ de Varsovie!), remarquable surtout lors de l’heure de pointe le dimanche soir quand tout le monde doit retourner au bercail.

En gros, les guichets n’arrêtent jamais de vendre des billets même lorsque tous les sièges sont remplis. Pour le trajet Montréal-Deux-Montagnes de moins d’une heure, on s’en fiche pas mal. Pour un trajet de 3h30, resté plantée dans un couloir très petit et mal chauffé, c’est fichtrement déplaisant. On ne m’y reprendra plus. À partir de maintenant, j’achète la première classe sur ces trains. La différence de prix n’est vraiment pas si phénoménale de toute façon.
Je ne pouvais pas partir avec...

Monday, March 21, 2011

Week-end à Poznàn: samedi

Ce petit voyage m’a permis de découvrir une chose : le réseau ferroviaire polonais. L’intérieur du train qui nous a mené de Varsovie à Poznàn (ils ont plusieurs types) était fait de compartiments de six places, deux banquettes de trois places face à face, avec un commis baladant un chariot à collations le long du corridor. Quoi qu’un tantinet frisquet, le train lui-même était rapide, assez silencieux et somme toute ponctuel. Nous sommes donc arrivées à bon port après 3 heures et 30 minutes de trajet.

À date je n’ai visité que deux gares (Varsovie et Poznàn), mais elles partagent une même ambiance complètement chaotique et des allures un peu douteuses côté sécurité. L’habit ne fait pas le moine, et tout c’est déroulé sans accros.

Le premier item à l’agenda après avoir déposé nos petits bagages à l’hôtel de jeunesse était, étant donné l’heure, de ce trouver un endroit pour manger. Nous avons vite réalisé une chose : où Cracovie abonde de restaurants de toutes sortes, Poznàn compte plutôt une véritable armée de cafés, avec proportionnellement très peu de restaurants. Il a donc fallu chercher un peu, mais nous sommes finalement tombées sur un truc intéressant et abordable : Pierogarnia.

Comme le nom l’indique, la spécialité sont les pierogi, cependant ils ont plusieurs variantes maison qui ont su ajouter du nouveau à ce met assez commun : le pierogi géant et les pierogi cuits au four. Dans les deux cas la pâte est plus épaisse et consistante, moins molasse car elle n’est pas bouillie lors de la cuisson. Je me suis laissée tenter par le pierogi géant à la viande avec une sauce au fromage gorgonzola. Sans la sauce la farce aurait été un peu sèche, mais la pâte…ah! La pâte! J’y retournerais juste pour une belle grosse miche de cette pâte, sans garniture ou quoi que se soit!

Une fois rassasiées, nous sommes allées visiter la fameuse distillerie Lech, où un guide nous montre tout le processus de fabrication de la bière, incluant l’embouteillage et l’emballage. Étonnement, il n’y a que quatre ingrédients dans la Lech régulière : de l’orge malté, de l’eau, des hops (sorte de plante amère) et de la levure. J’ai pu conserver les petites crottes de hops, mais je me demande encore si ça ne serait pas trop risqué d’essayé de passer ça à la frontière… Évidemment, il était interdit de prendre des photos exceptés dans une pièce (ils gardent jalousement leurs secrets!).

Nous avons passé le reste de l’après-midi à déambuler les rues et magasiner. Nous avons visité le Old Brewery Shopping Mall; avant de déménager aux abords de la ville et proche de leur fournisseur d’orge malté, l’usine de Lech se trouvait au cœur de Poznàn. L’édifice à été reconverti en centre d’achat, mais l’architecture, l’ampleur et plusieurs éléments de décoration de l’ancienne distillerie ont été conservés. Il y avait aussi un grand marché à ciel ouvert où je suis tombée sur des tomates pour le moins...singulières.


Finalement, malgré un bon dîner et la bière Lech incluse dans le billet d’admission de la distillerie, nous avons fini par avoir faim à nouveau. Cette fois-ci, cependant, j’était armée d’une adresse pigée d’internet : Oberża Pod Dzwonkiem. Décoré à l’ancienne avec beaucoup de bois et des chaises issues de barils, l’endroit avait tout de folklorique. Malheureusement je n’ai pas eu le courage de m’attaquer à une sélection de pâtés à la viande; j’avais besoin de quelque chose d’un peu moins boulet de canon après le dîner. J’ai donc choisi le butterfish ou stromatée à fossettes en français, avec sauce au curry (radioactif), amandes grillées, frites et assortiments de salades (salade de chou, salade de chou et betteraves, salade de betteraves). Le butterfish est un poisson blanc un peu gras à la chair ferme qui m’a rappelé le pangasius. Il était délicieux avec la très bonne, sinon visuellement alarmante, sauce au curry, et tombait à pic avec les réclamations de mon estomac. Je me suis finalement consolée de ne pas manger ‘traditionnel’ en me disant que c’était une sorte de poisson que je n’avais jamais vu à date au Canada!


Et le dessert? Ne croyez pas que j’allais oublier. Les polonais adorent les desserts, il y a des magasins de pâtisseries et de chocolat partout, alors il est facile de trouver des alternatives moins dispendieuses que les tartes des restaurants. Après une marche dans le vieux quartier tout illuminé la nuit, nous avons abouti au café Czekolada, ce qui veut simplement dire ‘chocolat’. Un bon gateau-brownie plus tard et c’était reparti pour une petite marchette, question de mieux dormir!

Je devrais renommer ce blogue ‘aventures culinaires à l’étranger’ ou quelque chose du genre. Enfin, dimanche est un peu moins centré sur l’alimentation…

Wednesday, March 2, 2011

Pierogi time!

Il fallait le faire au moins une fois: manger des pierogi, sortes de dumplings ou raviolis ou tortellinis polonais. À la base, les pierogi sont fait avec de la pâte sans levure et cuits dans l'eau bouillante. La farce la plus populaire consiste en de la viande, des champignons et du chou, bien que ceux avec du fromage sont aussi très populaires. Le tout est servi uniquement avec du beurre ou de la crème sûre comme sauce.

Le restaurant où nous somme allés, Zapieciek, est une petite franchise qui se spécialise dans les pierogi. L'assiette de saveurs mélangées était d'ailleurs très bonne, cependant le pierogi dans son essence m'a quelque peu déçu. Je m'attendais à quelque chose de plus relevé, de plus complexe. Je remangerais volonté de ce plat traditionnel, seulement je me contenterais d'une plus petite portion et je ne ferais pas de grands détours juste pour ça. Plutôt du type: "Ah! C'est l'heure du lunch, il faudrait bien s'arrêter quelque part. Tiens, des pierogi pas chers, ok."

La tarte aux pommes ne m'a cependant pas déçue!

Tuesday, March 1, 2011

Randonnée en traîneau

Ah, les gens qui ne connaissent ni l’hiver, ni la campagne, quel phénomène! Et je ne parle pas ici d’hiver sibérien  ou de campagne profonde, mais bien du tempéré hiver polonais (accumulation de neige moyenne d’un centimètre et températures oscillants autours de -5 degrés) et du type de campagne qui ressemble plutôt aux rangs de cabanes à sucre à la limite de Saint-Eustache et de Mirabel.

Attention, je ne cherche pas ici à ridiculiser qui que se soit par leurs réactions. Nous sommes tous touristes hors de notre pays et j’ai certainement été également coupable de ce genre de comportement face à des choses qui m’étaient exotiques alors qu’elles étaient banales pour d’autres. Permettez-moi tout de même ce petit moment d’amusement par rapport aux débordements de plusieurs à l’occasion des randonnées de traîneaux à chevaux organisées samedi dernier.

L’annonce révélait bien peu sur la nature exacte de l’activité excepté la chance de : « feel a real polish winter! ».  Cependant comme j’aime les chevaux, voir du pays et que la météo s’annonçait clémente, je me suis inscrite. En plus, le dîner était fourni (saucisses rôties sur le feu avec pain, biscuits et vin chaud en prime)!

Une fois sur place, j’ai rapidement pris conscience de ce qui m’attendait : une randonnée de traîneau de cabane à sucre, avec comme boni un joueur d’accordéon et un animateur déguisé un peu cinglé. Bah, amusant quand même!

Cependant, pour les gens de pays sans neige, ou sans cabane à sucre, ou pour les citadins, l’activité fut la source d’émerveillements continus. D’abord, les chevaux. Tous en avait déjà vu mais il y avait quand même une ou deux personnes qui n’en avaient jamais côtoyés de proche. Rires pour la plupart, cris pour la greluche qui avait très peur des chevaux mais qui s’est inscrite quand même…

Ensuite, la balade. Il faut dire que l’animateur et le joueur d’accordéon faisaient bien leur boulot d’animer le petit groupe même s’ils ne parlaient pas un traître mot d’anglais. Le cortège de traineaux fut arrêter régulièrement pour donner la chance inoubliable aux gens de se faire asseoir sur un des chevaux de traits et de se faire prendre en photo. Vous comprendrez pourquoi j’ai décliné cette offre irrésistible si je vous dis avoir fait de l’équitation pendant quelque temps. Juste s’asseoir sur la bête pendant une minute, sans qu’elle ne puisse bouger ou avancer ou quoi que se soit…bof.

Chemin faisant, nous avons croisé un ancien bunker construit par les Allemands et nous avons pu visiter les deux salles encore intactes. En gros : il y fait noir de noir et il faut faire attention de lever les pieds bien haut. S’imaginant les combats de l’époque, il est facile de se sentir en sécurité à l’intérieur de ce petit endroit profond aux cloisons épaisses et claustrophobes.

Finalement, nous sommes arrivés au moment tant attendu : le feu et les saucisses. Le feu pour les orteils gelées par l’inaction, les saucisses pour l’estomac (il était rendu 14h30)! Le repas de fortune fut fort plaisant mis à part les quelques uns ayant abusés du vin chaud, et c’est avec bonne humeur que nous sommes retournés dans l’autobus.

Passer quatre heures au froid puis retourner au chaud, le ventre plein? Le sommeil était inéluctable. L’autobus est devenu rapidement très silencieux!