Ce petit voyage m’a permis de découvrir une chose : le réseau ferroviaire polonais. L’intérieur du train qui nous a mené de Varsovie à Poznàn (ils ont plusieurs types) était fait de compartiments de six places, deux banquettes de trois places face à face, avec un commis baladant un chariot à collations le long du corridor. Quoi qu’un tantinet frisquet, le train lui-même était rapide, assez silencieux et somme toute ponctuel. Nous sommes donc arrivées à bon port après 3 heures et 30 minutes de trajet.
À date je n’ai visité que deux gares (Varsovie et Poznàn), mais elles partagent une même ambiance complètement chaotique et des allures un peu douteuses côté sécurité. L’habit ne fait pas le moine, et tout c’est déroulé sans accros.
Le premier item à l’agenda après avoir déposé nos petits bagages à l’hôtel de jeunesse était, étant donné l’heure, de ce trouver un endroit pour manger. Nous avons vite réalisé une chose : où Cracovie abonde de restaurants de toutes sortes, Poznàn compte plutôt une véritable armée de cafés, avec proportionnellement très peu de restaurants. Il a donc fallu chercher un peu, mais nous sommes finalement tombées sur un truc intéressant et abordable : Pierogarnia.
Comme le nom l’indique, la spécialité sont les pierogi, cependant ils ont plusieurs variantes maison qui ont su ajouter du nouveau à ce met assez commun : le pierogi géant et les pierogi cuits au four. Dans les deux cas la pâte est plus épaisse et consistante, moins molasse car elle n’est pas bouillie lors de la cuisson. Je me suis laissée tenter par le pierogi géant à la viande avec une sauce au fromage gorgonzola. Sans la sauce la farce aurait été un peu sèche, mais la pâte…ah! La pâte! J’y retournerais juste pour une belle grosse miche de cette pâte, sans garniture ou quoi que se soit!
Une fois rassasiées, nous sommes allées visiter la fameuse distillerie Lech, où un guide nous montre tout le processus de fabrication de la bière, incluant l’embouteillage et l’emballage. Étonnement, il n’y a que quatre ingrédients dans la Lech régulière : de l’orge malté, de l’eau, des hops (sorte de plante amère) et de la levure. J’ai pu conserver les petites crottes de hops, mais je me demande encore si ça ne serait pas trop risqué d’essayé de passer ça à la frontière… Évidemment, il était interdit de prendre des photos exceptés dans une pièce (ils gardent jalousement leurs secrets!).
Nous avons passé le reste de l’après-midi à déambuler les rues et magasiner. Nous avons visité le Old Brewery Shopping Mall; avant de déménager aux abords de la ville et proche de leur fournisseur d’orge malté, l’usine de Lech se trouvait au cœur de Poznàn. L’édifice à été reconverti en centre d’achat, mais l’architecture, l’ampleur et plusieurs éléments de décoration de l’ancienne distillerie ont été conservés. Il y avait aussi un grand marché à ciel ouvert où je suis tombée sur des tomates pour le moins...singulières.
Finalement, malgré un bon dîner et la bière Lech incluse dans le billet d’admission de la distillerie, nous avons fini par avoir faim à nouveau. Cette fois-ci, cependant, j’était armée d’une adresse pigée d’internet : Oberża Pod Dzwonkiem. Décoré à l’ancienne avec beaucoup de bois et des chaises issues de barils, l’endroit avait tout de folklorique. Malheureusement je n’ai pas eu le courage de m’attaquer à une sélection de pâtés à la viande; j’avais besoin de quelque chose d’un peu moins boulet de canon après le dîner. J’ai donc choisi le butterfish ou stromatée à fossettes en français, avec sauce au curry (radioactif), amandes grillées, frites et assortiments de salades (salade de chou, salade de chou et betteraves, salade de betteraves). Le butterfish est un poisson blanc un peu gras à la chair ferme qui m’a rappelé le pangasius. Il était délicieux avec la très bonne, sinon visuellement alarmante, sauce au curry, et tombait à pic avec les réclamations de mon estomac. Je me suis finalement consolée de ne pas manger ‘traditionnel’ en me disant que c’était une sorte de poisson que je n’avais jamais vu à date au Canada!
Et le dessert? Ne croyez pas que j’allais oublier. Les polonais adorent les desserts, il y a des magasins de pâtisseries et de chocolat partout, alors il est facile de trouver des alternatives moins dispendieuses que les tartes des restaurants. Après une marche dans le vieux quartier tout illuminé la nuit, nous avons abouti au café Czekolada, ce qui veut simplement dire ‘chocolat’. Un bon gateau-brownie plus tard et c’était reparti pour une petite marchette, question de mieux dormir!
Je devrais renommer ce blogue ‘aventures culinaires à l’étranger’ ou quelque chose du genre. Enfin, dimanche est un peu moins centré sur l’alimentation…
No comments:
Post a Comment