Monday, February 21, 2011

Week-end à Cracovie: vendredi

Tout a commencé par un réveil brutal lorsque l’alarme de feu de la résidence s’est mise à retentir exactement quinze minutes avant ma propre alarme. Il était alors 5h15 du matin. Pour ceux d’entre nous qui partaient pour Cracovie, ce n’était qu’une façon efficace de ne pas manquer le bus. Pour les autres… Heureusement pour moi et Suji, une employée est rapidement venue nous avertir que ce n’était qu’une fausse alarme, un problème mécanique apparemment, et que nous pouvions nous recoucher.

L’alarme sonnait encore à notre départ vers 6h. Qui est sincèrement capable de se recoucher dans un tel vacarme?

Le trajet d’autobus fut une révélation sur la qualité et la quantité des routes de la Pologne. Le réseau d’autoroutes est sous-développé et la moyenne de vitesse tourne autours des 70km/h. Tout en excluant un pépin mécanique qui nous retarda de deux heures, il a fallu six heures pour parcourir la distance Varsovie-Cracovie. Définitivement, les trains valent beaucoup plus la peine!

Première chambre à gaz
Finalement, nous sommes arrivés à Auschwitz. Le temps était nuageux et gris et soutenait à merveille l’ambiance imposée par l’historique des lieux. Il est dur de décrire fidèlement l’impression ressentie lorsqu’on nous présente un bâtiment dans lequel s’entassaient en moyenne 700 personnes. 





Pour ma part, je crois qu’il est impossible pour quelqu’un qui n’est pas directement connecté par la famille ou par l’histoire à Auschwitz  de réellement ressentir l’horreur de cette période sans y être physiquement confronté. Il y a des films, des documentaires, des images, mais tout cela reste de l’audiovisuel, une construction. Le spectateur va s’exclamer de l’atrocité des camps de concentration, mais sur une base plutôt rationnelle. Une personne bien élevée sait qu’elle doit trouver de tels évènements inhumains. La réalité de la situation ne nous rentre réellement dedans que lorsque nous nous trouvons en personne devant les tonnes de cheveux humains rasés des cadavres pour être vendus à une compagnie de textile, ou bien devant les minuscules vêtements dépouillés des poupons envoyés à leur mort car trop jeunes pour travaillés.

Auschwitz est un lieu funeste qui ne doit pas nous permettre d’oublier les dérapages dont est capable la race humaine.

Tout de même, il fallait bien retourner dans le présent. Nous sommes donc remontés dans l’autobus pour notre destination finale : Cracovie. Là, nous avons eu droit à un soi-disant met traditionnel polonais.

J’ai mes doutes. Voici le repas en question :

Il y a tout d'abord eu la soupe poulet et nouilles de Lipton. La seule différence ici est la quantité moindre de sel, une pointe de piquant et quelques feuilles de persil. Et dire qu’on m’avait vanté les vertus des soupes polonaises…

Pour le plat principal, nous avons eu droit à une boulette de porc hâché avec des patates rôties, des carottes râpées et une pseudo-salade verte. Les carottes étaient en pile, crues et sans assaisonnement. Quant à la triste boulette de viande de porc bien normale, elle n'était accompagnée d'aucune sauce! Ce n’était pas mauvais, mais atrocement banal et plutôt sec.

Finalement, le dessert. Encore une fois, il n’était pas mauvais, mais cet espèce de trottoir aux fraises était un peu trop cuit et sec et manquait cruellement d’un coulis quelconque. Bref, une fin banale pour un repas banal. Comme c’était inclus dans le prix du forfait, sans doute étions-nous victimes du budget des organisateurs.

J’ai remédié à la situation le lendemain. C’était beaucoup mieux. Photos included!

1 comment:

  1. Salut,
    Je crois certainement que le budget y était pour quelque chose. Même ici, sans budget ça peut être assez ordinaire...

    Les photos??

    Bôs becs
    Maman

    ReplyDelete