Tuesday, February 22, 2011

Week-end à Cracovie: samedi


La deuxième journée c’est amorcée beaucoup plus agréablement que la veille. « The early bird gets the worm, » disent les anglophones, et ils ont bien raison. Un réveil relativement tôt m’a évité la ligne d’attente aux douches et j’ai eu le premier choix au petit buffet inclus dans le prix du forfait. J’ai par la suite pu observer et me réjouir intérieurement de la souffrance de tous ceux ayant fait la fête la veille et qui tentaient de se préparer pour le tour guidé de Cracovie. Départ à 11h30.






Suji
Somme toute, le tour nous a permis de voir plusieurs choses intéressantes, cependant il a souffert de sa longueur (trois heures) et des trop longs moments plantés debout à écouter la guide. Bien que le froid n’était pas mordant et que j’étais vêtue en conséquence, au bout d’un certain temps le froid pénètre et la patience s’effrite.  Suji et moi avons laissé tomber le groupe après avoir visité la cathédrale du château de Cracovie et avant le dernier arrêt : la montée de la tour, soit environ 300 marches. Je la monterai par un temps plus clément. Notre destination : un petit café où prendre un chocolat chaud et peut-être une petite pâtisserie en plus. Malheureusement, ou heureusement, c’est selon, Suji a aussi une bonne dent sucrée! Cette pause a certainement été un des moments forts de ma journée. Le chocolat et la pâtisserie étaient très bons mais pas phénoménales, cependant sentir la circulation retournée à mes orteils l’était certainement!

Une fois requinquées, nous sommes parties explorer le vieux Market Square et ses rues adjacentes par nous-mêmes. L’architecture ancienne est jolie quand elle est entretenue pour ne pas avoir l’air délabrée et les bâtiments sont entassés les uns contre les autres; il n’y a aucune cour et les jardins sont intérieurs. Les rues presque entièrement piétonnières sont aussi un plus définitif. Cependant, la région n’est pas si grosse et nous avons réussi à faire le tour juste à temps pour le souper. J’attendais ce moment avec impatience afin de rattraper la déception de la veille. Chemin faisant, nous nous sommes dénichées un petit restaurant aux allures réellement folkloriques et aux prix abordables : Miod i Wino.

Tout à l’intérieur, de la décoration aux costumes des serveurs et en passant par la musique, était rustique et traditionnel. J’imagine bien l’ambiance un peu bruyante mais bon vivant qui doit y régner quand l’endroit est rempli. Malheureusement nous y sommes allés un peu trop tôt selon les standards européens et étions quasiment seules.

Au moins, les plats sont arrivés très rapidement! Pour nous faire patienter, le restaurant offre un pâté de viande avec le pain rustique. Ah! Mais quel pâté! Oubliez ici les chichis aux herbes, dégraissés et toujours un peu sec et granuleux. Ce pâté était 50% viande, 50% gras, mou et crémeux à souhait et aussi blanc de gras que brun de cubes de viandes qui n’étaient consciemment pas parfaitement écrasés et mélangés. C’était excellent; le gras donne du goût, après tout!

Bigos
Par la suite, j’ai enchaîné avec un plat qui m’a été présenté comme très traditionnel, très ‘polonais’ : le bigos. Lisez bien la description, c’est un arrêt cardiaque instantané : porc, saucisses, bacon, sauerkraut et oignons, le tout cuit comme un mijoté et servi dans un bol de pain. Ne vous imaginez pas que tout ceci venait avec une petite salade verte en à-côté pour ce donné bonne conscience. Il n’y avait pas de légumes autres que les oignons et le chou. Le bigos est un plat gros, gras, délicieux et qui s’assume pleinement ainsi. C’est un peu comme la poutine, en fait. Ou un souper à la cabane à sucre.

Malgré tout, la portion n’était pas si énorme (et je n'ai  pas mangé le bol de pain) et j’avais ainsi amplement d’appétit pour un dessert! Il n’y avait rien de typiquement polonais, alors je me suis laissée tentée par le gâteau au fromage avec meringue. Comme la photo le témoigne, la gourmandise l’a emportée sur la patience et j’ai pensé un peu tard de prendre une photo! C’était un gâteau très respectable, mais la spécialité de la maison n’est clairement pas les desserts.

De retour à l’auberge, il était temps de se préparer pour le fameux tram party. Comme le nom l’indique, c’est un party dans un tramway! Un tramway spécial, adapté avec système sonore, espace de DJ et lumières colorées, est loué et fait un petit tour de ville pendant environ deux heures. Bien entendu, même s’il utilise les mêmes rails et passe devant les mêmes stations, le tramway n’embarque aucun passager ordinaire. Étonnement, ce n’était pas trop serré vu la quantité de gens et le phénomène de nouveauté ont rendus l’expérience très divertissante. Le seul hic : les fumeurs ont vite fait d’empoisonner la place. Dommage.
L'art contemporain, j'vous jure...

3 comments:

  1. Salut,
    alors, que visiterons-nous en avril?
    Moi je veux goûter aux Bigos! J'adore la saucisse et la choucroute. Peut-être pourrons-nous retournée au petit restaurant mais plus tard en soirée pour l'atmosphère?

    Bôs becs
    Maman

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  2. Oops,
    j'ai fait une faute: retourner et non retournée!! (pas fort la prof de français...)

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  3. Moi aussi je veux goûter aux Bigos... en fait je n'ai pas vraiment le choix, car avec ce mélange - might as well join the gang of smelly farting people... à 4 dans la chambre ; la force est dans le nombre.

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