Tuesday, May 3, 2011

Quatre folles et quatre jeans: Prague

Prague : la ville sans change.

Si seulement j’exagérais. Les guichets automatiques ne crachent que des grosses coupures et aucune caisse, des gros restaurants aux petits kiosques, n’est capable de les casser. Ce fut toujours : « Désolé, je n’ai pas suffisamment de change. Avez-vous plus petit? Sinon nous acceptons les cartes de crédit. »

Le but de retirer de l’argent est justement de ne pas payer par carte. Quel bordel.

Enfin, outres ce détail, j’ai adoré Prague. On enlève la marée de touristes et c’est quasiment parfait : vieille architecture à gauche et à droite, petits marchés artisanaux, château sur une colline, etc. Par ailleurs, ce château, nous avons pu en visiter la vieille partie seules. C’est ce qui arrive quand on se présente pour l’ouverture! On ne peut malheureusement pas dire de même pour la cathédrale. Elle était littéralement envahie mais il n’y avait pas une seule personne qui priait. Ce n’est plus un lieu de recueillement et de respect mais une foire de groupes qui, pour beaucoup, s’en fichent d’être là, quand est-ce qu’on mange? Un tantinet anti-climatique.

Mes coups de cœur : le château, la Maison Municipale tout en art nouveau, le marché du square central  et le pont Charles. J’ai aussi beaucoup aimé les petites rues qui ne suivent pas la logique du carré, il faut une carte mais c’est dans ce genre d’endroit (avec les parcs) que j’aime le plus déambuler. Ah, et n’oublions surtout pas la soirée au ballet! Quelle meilleure façon de terminer un voyage que par une présentation du Lac des Cygnes à Prague? La troupe n’était peut-être pas du niveau des Grands Ballets Canadiens, mais les danseurs étaient tout de même des professionnels et le spectacle, de qualité. Je m’en souviendrai longtemps.  

Bon, je ne peux quand même pas écrire une chronique sans parler de nourriture! Voici donc ma découverte par rapport à la gastronomie praguoise : les dumplings de pain. En fait, ça n’a pas du tout la forme d’un dumpling comme on les connait. Ils ressemblaient plutôt à des tranches de grosses baguettes de pain mi-cuit de marque IGA, imbibés de peu importe quelle sauce traînait dans le fond de l’assiette. Ils étaient sur tous les menus, mais j’avoue ne pas en avoir raffolé. Pour le reste, Prague suit la même tendance que la Pologne et met clairement la viande à l’honneur.

Finalement, il n’y a pas eu de grosses péripéties à Prague. Suffit de dire que les deux jours et la soirée que nous y avons passé étaient très agréables, il a fait beau et nous avons marché plus que pas assez. J’aurais bien aimé visiter d’autres villes de la République Tchèque, mais mon train de huit heures et demie m’attendait.

J'en retire de tout ça que, à mon retour dans maintenant un mois et demi à peine, je vais être très heureuse de retrouver ma famille et mes amis. Je ne suis pas faite pour m'exiler des années de temps, je crois!

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